Cette nuit j’ai rêvé

Cette nuit, j’ai rêvé qu’on foutait enfin la paix aux femmes. Qu’on arrêtait de les culpabiliser inconsciemment, de leur projeter un idéal de beauté féminine. Enfin, elles pouvaient se sentir libres d’être elles-mêmes, de suivre leurs envies et non les modes. D’être la beauté qui leur ressemble et qu’elles souhaitent véhiculer.

Enfin, l’idée n’était plus de modifier la femme, de la lisser, d’inhiber les émotions que le visage reflète.

Ensuite, j’ai rêvé qu’on disait aux femmes qu’elles sont belles comme elles sont, avec leurs cernes, leurs rides, leur cellulite. Qu’on les aidait enfin à accepter ces marques de vie. À les aimer, les chérir, au lieu de les pointer comme des failles et des imperfections.

J’ai rêvé qu’on arrêtait de vendre du faux rêve. Qu’on cessait de parler d’acné ou de rides en montrant des photos de peaux parfaites. Que prenaient fin ces vidéos à gogo qui pointent toujours la correction d’une ride avant même d’évoquer l’essentiel.

Vraiment, j’ai rêvé qu’on fichait la paix aux femmes. Qu’on leur apprenait à s’aimer pleinement, à se choyer telles qu’elles sont. À prendre soin d’elles dans la plénitude et l’amour, plutôt que dans la correction.

S’aimer. Aimer son corps, sa peau, ses traits, tout simplement.

La femme est déjà parfaite. La femme vit. La femme est en mouvement.

Mais j’ai peut-être trop rêvé…

EM.